Soirée estivale “Théâtre : The Dindon par la compagnie Russa Lux”

The dindon, adaptation sixties d’après « Le Dindon » de Georges Feydeau. Une comédie déjantée mise en scène et adaptée par Sébastien VANNI.

L’histoire : Une belle journée à Paris, dans les années 60, précisément en 1966.
Edouard de Pontagnac, un mari volage, s’amourache ainsi de Victoire, l’épouse de son ami René Vatelin, notaire de son état. Et si celui-ci le prend plutôt bien, Victoire, elle n’est pas si simple à manipuler.
Contre toute attente, Vatelin est également impliqué dans une ancienne affaire extraconjugale avec Maggy, la femme d’un Anglais.
De son côté, Victoire entretient également une liaison platonique avec Ernest Rédillon, lui-même client régulier d’une escort-girl répondant au nom de Jacqueline et future proie de Clotilde de Pontagnac, qui souhaite se venger des infidélités à répétition de son mari.
A cette première partie de l’histoire s’ajoute la trajectoire de Pontagnac : pour obtenir les faveurs de Victoire (qui s’est en réalité promise à Rédillon), il organise une machination pour prendre Vatelin en flagrant délit d’adultère, mais finit par être accusé à sa place d’entretenir une liaison avec Maggy.
Dans cette situation délicate, s’ensuit, sans surprise, le chassé-croisé de personnages burlesques, et une avalanche de quiproquos impliquant, entre autres, une londonienne hystérique, un Anglais de Marseille qui jongle entre ses accents, le couple Pinchard, dont le mari libidineux est encombré de son épouse sourde, une escort-girl gouailleuse, des sonnettes placées sous le matelas, un vrai-faux tableau de Pollock, un gag rhumatismal, des rendez-vous clandestins à l’hôtel…prendront part à la petite sauterie où l’infidélité rigole à gorge déployée.
En somme, à trop vouloir « doubler » Vatelin, Pontagnac finit par prendre littéralement sa place.
Feydeau nous plonge dans des situations insolites et des quiproquos inextricables, dont il a le secret.

Note du metteur en scène : L’esprit :
J’ai eu l’envie de placer l’action du « Dindon » dans les années 60 afin de raccourcir le récit et de rendre le texte, l’esprit plus contemporain tout en gardant la langue de Feydeau qui me rappelait ces comédies des sixties comme Oscar, Hibernatus ou Pouic-Pouic avec Louis de Funès. Pour moi, ce sont des références de cette année-là.
Le choix d’une distribution beaucoup plus petite. Comme on le sait, les pièces de Feydeau, c’est minimum 15 personnages. Dans cette adaptation, je garde les 19 personnages mais c’est seulement 9 comédiens(ennes) qui les interprètent. Cela permet de donner une fluidité dans la pièce, aux artistes de se surpassés en créant différents personnages.
Par ailleurs, j’estime que le début de cette décennie est encore marquée par des « codes » similaires à ceux de l’époque de Feydeau, que nous retrouvons dans chacune de ces pièces : « On y demande la main de sa future femme à son futur beau-père, la bourgeoisie fonctionne sur des règles strict, basées sur un certain savoir-vivre. » Mais en coulisses, tout est en train d’éclater même si ce n’est pas encore visible !”
Feydeau a écrit cette pièce au XIXe siècle. Ce qu’il fait très bien c’est : défendre les femmes. Elles sont aux coeurs de toutes ces histoires. Elles sont la trame. Ils les adoraient. Et dans cette adaptation que j’ai choisie de faire, elle me permet d’amplifier cela. Les hommes sont montrés comme des goujats crétins. Je trouve intéressant de raconter cela d’une manière drôle, sans tomber dans le mépris, heureusement.
La complexité des rapports entre les sexes est toujours actuelle et le fait de la placer dans les années 1960 permet d’en rire.

L'événement est terminé.

Translate »